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Carnet de voyage : Chili

Torres del Paine : échec et mat en W par les 3 tours - 09/12/2004

Bonjour à tous!

Oui, échec et mat car les 3 tours, se dressant majestueusement devant leur glacier, et le lac glacier nous ont littéralement coupé le souffle pendant 2 heures. L'un des plus beaux panoramas du parc.

Echec et mat car la vallée française éblouit les yeux au fil de sa longueur entre les pointes, glaciers et seracs se décrochant devant vos yeux sur la gauche, l'enchaînement des cornes (los cuernos) de Paine à droite, et dans le fond, un cirque d'aiguilles. La plus belle vallée du parc, et probablement l'une des plus belles vallées jamais vues.

Echec et mat car le glacier grey est le plus imposant glacier que nous n'ayons jamais vu avec ses 3-4 kms de large (non, pas de long, mais bien de large) et bien plus de 12 kms de fond (impossible de savoir comment il sort de la carte). En tout cas, il est impossible d'apercevoir l'horizon, on voit de la glace à l'infini!!

Voici en fait notre itinéraire en W fait en sens inverse (les 3 branches du W). Echec et mat encore car les 5 jours de trek jusqu'à 10 heures de marche par jour avec tente, duvet, matelas et nourriture nous ont coupé les jambes.

Echec et mat enfin , car les bourasques de vent s'abattant sur le massif et atteignant je pense 120, voire 140 km/h nous ont par moment claqué par terre. Pendant tout le trek, sans jour, ni même une heure de repos sauf à un endroit vraiment bien protégé (en forêt). Ce sont les 50 rugissants s'abattant sur la Patagonie. Le matelas de Lise s'est même envolé, et son sac à dos a décolé sur plus de 10 mètres et j'ai du aller le chercher dans le bosquet plus en contrebas (cf photo). Il faut dire que le sac à dos de Lise est léger.. euh non, pardon, que le vent soufflait fort..:-))

Ce n'est pas pour rien que ce parc est qualifié de l'un des plus beaux d'Amérique du sud. Nous avons même eu un pincement au coeur lorsque nous sommes partis. Il met à l'extrême concurrence notre parc préféré de Juzaghou en Chine, qui était aussi un joyaux au coeur des montagnes.

Le massif de Torres del Paine (les tours du Paine) n'est pas simplement l'un des plus beaux massifs de montagnes que vous pouvez avoir dans les Alpes comme le massif du Mont Blanc (d'ailleur, la partie la plus semblable, et la plus haute (entre glacier grey et la vallée française) n'est pas la montagne la plus prise en photo, ce massif sort du commun par la présence des cornes du Paine (los cuernos) et des tours du Paine (las torres) que vous pouvez voir sur les photos. Celles-ci sont constituées (si je ne me trompe pas) de granit clair et rouge foncé se démarquant en strates (surtout pour les cornes).

Je vous invite à parcourir les autres liens pour les photos des autres jours. Il y en a beaucoup (en général, plus il y en a, plus ça nous plaît). Agrandissez celles que vous préférez. Les photos lorsque le temps est couvert ne rendent pas aussi bien même si la vue est impressionnante.
Voilà, et pourtant, le beau temps n'était pas vraiment au rendez-vous au début. Cela nous a un peu gâché le premier point de vue sur l'ensemble du massif et la traversée en catamaran pour rejoindre le début du parcours à Pehoe.

Nous avons fait la vallée francaise sous un temps mitigé en s'essuyant par moment 25 degrés au soleil ou flocons de neige par moment en haut de l'ultime point de vue sur le cirque. Par contre, le jeu de nuages et le soleil sur les montagnes de la Patagonie offre de magnifiques spectacles, de même les nuages lenticullaires, en forme de lentilles sont bien différents des nuages que l'on peut trouver en Europe.

Nous avons pour la part prix les campings gratuits, bien situés, sauf pour la dernière nuit où le camping gratuit était encore trop loin dans le fond de la vallée pour l'atteindre (juste une heure de plus mais quand il est 19H30, on pense plutôt à se poser).

En moyenne, on se levait tard et on partait tard (entre 9H00-10H00), probablement à cause des nuits pas si confortables dans le froid (quelque chose comme 5 degrés, pas très froid, on a connu pire), mais être sur un matelas en mousse de plus en plus tassé nous laisse les positions de côté en dormant assez inconfortable. Et donc, on arrivait tard (entre 19H30 et 21H00), on mangeait par moment avant l'arrivée au camping.

Les campings sont bondés, même si on n'est par encore à la période de pointe en janvier et février où j'ajoute les vacances des Argentins et Chiliens. 400 nouvelles entrées dans le parc par jour et 800 en pointe. D'ailleur, c'est tellement fréquenté que les gens ne disent plus bonjour sur les chemins malheureusement. Il faut dire que les personnes sont tellement fatiguées que certaines n'ont plus la force de dire ola!!
10000 pesos de nourriture pour les 2 pour 5 jours, on a dû racheter sur le chemin à des prix hors concurrence, 2 pains à 2500 pesos et un paquet de biscuits à 1000 pesos.
D'ailleur, le prix des refuges est comparable en France voire même un peu plus cher : 8000 pour un repas, 14000 pour un lit en dortoir. L'hôtel a l'entrée détient la palme avec les chambres doubles à 160 dollars, et le café à 4 dollars (pourtant bien déservi par la route). On trouve beaucoup d'animaux dans le parc, oiseaux (peut-être a-t-on vu un condor, si on avait su le reconnaître), des Nandu , guanacos (difficile de les prendre en photos)...

Je recommande les bâtons de marche pour le trek, bien que nous n'en avions pas, ils auraient été d'un utile secours pour porter les sacs si lourds.
Nous avions pris la même pension à Puerto Natales que Shade et Dimitri, un coupe américano-belge, que nous avions rencontré à Pucon au camping, et retrouvé dans le bateau. Ils sont partis courageusement un jour après nous pour la boucle entière de 10 jours. Un peu décalqués à la sortie du bateau par la soirée arrosée de la veille (coucher à 2H00 et lever à 5H45 pour voir le passage le plus étroit de la croisière en bateau), nous avons oublié d'opter pour la casa cecilia, très réputée à Puerto Natales et forcément complet sans réservation. Notre hôtel était animé par des Israëliens très bruyants.
Heureusement que le propriétaire, très sympa, nous a conseillé et est parti acheter des places pour Punta Arenas la veille sinon, nous aurions dû attendre jusqu'à l'après-midi pour prendre le bus. Grâce à lui, nous nous sommes levés à 7H00 pour le départ du bus à 8H00 (3h30, 4000 pesos). Difficile, puisque nous ne nous étions pas levés avant 8H00 pendant le trek...

Arrivée à 11H30 à Punta Arenas, au pied du détroit de Magelan. Ville sans charme particulier, juste des pinguins à aller voir bien que nous attendrons plutôt la presqu'île de Baldes là où ils sont plus nombreux, et où il y a quelques musées tous fermés car c'est férié aujourd'hui, le jour de la communion.

Un peu d'histoire intéressante. Magelan, explorateur portugais au service de la couronne espagnole, était désireux d'ouvrir une nouvelle route vers l'Inde pour les épices. A cette époque, 1 gramme de poivre coûtait 1 gramme d'or. A son arrivée, les habitants de la terre de feux allumèrent successivement des feux (d'où le nom de la région), probablement pour lancer l'alerte. Après les fortes vagues et vents de l'Atlantique au 50ième rugissant, il rentra dans une mer beaucoup plus calme, qu'il nomma Pacifique. Il ne réalisait probablement pas que c'était le plus grand océan du monde!!!
Nous devrions traverser justement ce détroit demain matin (souhaitez-nous bonne chance) et fouler la terre de feux pour atteindre la ville de Nicolas Hulot, Ushuaïa, la ville presque la plus au sud du monde... presque car...

Allez, je vous laisse un peu avec le récit de Lise sur le trek de 5 jours à Torres del Paine, décrit plus en profondeur, d'une manière plus linéaire pour ceux qui n'ont rien compris à ce que j'ai écrit plus haut!

Bonjour à tous!

Nous voilà revenus de nos 5 jours de bonheur dans le parc Torres del Paine. Des paysages à couper le souffle. Demain, Ushuaïa. Pour info, nous partons pour 5 jours d'autonomie en camping.

- Il y a bien des refuges, mais à 3500 pesos(35FF) par personne pour le camping et 19500 pesos (200FF) pour un dortoir, le compte est vite fait : direction les campings gratuits CONAF (WC basique uniquement). Mais ça veut dire tente, sac de couchage, réchaud, popotte. Et évidemment, nous n'avons pas le matos de compet'... ça veut dire des kilos en plus).
- On ajoute des affaires chaudes pour tenir 3 degrés (et neige...), ponchos contre la pluie, veste contre le vent (indispensable(, mais aussi tenue légère, car on peut crever de chaud...
- Côté nourriture, nous partons avec tous les produits déshydratés qui remplissent les rayons des trois supermarchés de Puerto Natales (pâte, riz, purée, soupe, sauce, lait, café, sucre). Des festins en perspective... Mais sachant que dans le parc, un pain coûte 2500 pesos (25FF), on fait un petit effort.
- Certains, en portant mon sac (Lise) rigoleraient en disant que c'est un sac hyper léger avec 10-12 kgs (c'est vrai que certains ont des sacs qui font peur), mais c'est plus que suffisant pour moi. Nicolas porte 16-18 kgs (?).
- Le parc est vraiment un bon business ici, entre les hospitaje qui sont sûrs de voir les marcheurs la nuit avant et après le trek (mais on est content de leur laisser nos affaires...), les supermarchés, les loueurs de matériels de camping, les restos, les cyber cafés (1000 pesos par heure), les bus à 12000 pesos l'aller-retour, l'entrée du parc à 10000 pesos, les transferts dans le parc (catamaran à 10000 pesos, petit bus à 3500 pesos), sans compter les multiples agences qui font visiter le parc à la journée aux voyageurs pressés par le temps.

Et la rando avec tout ça? Pour nous suivre, rien de mieux qu'une carte. Nous faisons le "W" qui oblige 3 allers-retours dans trois vallées :
http://lemondenphoto.free.fr/index.php?album=CH_Torres_del_paine_FinTrek_Jour5

JOUR1

Tout avait pourtant mal commencé. Une arrivée difficile le jeudi après une nuit de fête. Impossible de décoller. Vendredi matin, réveil encore très difficle à 6H15 pour prendre le bus à 7H00. Temps couvert. Lise perd la bouteille d'eau (heureusement qu'il nous reste une pochette en plastique!). A peine le temps d'aller admirer un point de vue qu'il faut se dépêcher pour ne pas louper le bateau de 12H00.
10000 pesos (15 euros) pour 30 minutes de bateau sur le Lago Pehoe, car l'ancien pont qui permettait un accès facile au début de la marche s'est effondré. Bateau bondé (et encore, nous ne sommes pas en haute saison).

On continue ou pas??
Il suffit de lever le nez depuis le bateau pour se dire que déjà on n'est pas venu pour rien. Superbe point de vue sur le massif. Eau de la laguna bleu lagon. On resterait bien l'après-midi à admirer le paysage. Mais 3h30 de marche nous attendent dans la vallée Grey. Ouh la! la! ça va être dûr. Les premiers mètres sont difficiles. Depuis combien de temps n'avons nous pas marché avec notre sac à dos? Un couple d'Allemands avec un gosse de 5 ans nous dépasse (bon d'accord, on s'est arrêtés pour manger mais quand même...).

Bon, avec tout ça, nous ne sommes pas encore partis. Et il faut en plus qu'il y ait plein de superbes fleurs et des paysages hyper photogéniques sur la route. Non mais comment voulez-vous qu'on avance! Bon, on s'y remet.

Nous arrivons vers la Laguna Los Patos après une montée de 100 mètres qui m'en paraissent 300 avec le sac sur le dos. Mais où est la carte? Nicolas repart en arrière (ben, oui... on allait bien trop vite, il fallait bien nous ralentir un peu). Impossible de la retrouver. Avec le vent qu'il y a ici, ça fait bien longtemps qu'elle est partie on ne sait où. Heureusement, un couple qui finit nous donne la leur. Sympa! ce n'est pas que la carte fournie à l'entrée du parc soit essentielle, car le chemin est très bien indiqué et avec le monde qu'il y a ici, il suffit de suivre les sacs à dos, et on avait déjà compulsé notre trajet, mais on est bien contents d'en récupérer une.

Enfin, nous arrivons en vue du Lago Grey et de son glacier. Mais c'est une mer! Impossible de voir la fin de ce glacier. Impressionnant. Pas mal de points de vue tout le long du lac jusqu'au point de vue final près du refugio. Nous y arrivons évidemment plus tard que prévu par le planning (départ 13H30, arrivée 18H00).

Mais avec tous les arrêts photos (comme vous pouvez en profiter sur notre site sans avoir porté le sac...:-)), ça casse le rythme de marche. Sans compter les scéances d'habillage / déshabillage, car il pleut régulièrement (pas fort, mais avec le vent, on a des rafales). Au camping du refuge, une trentaine de tentes et pas de vue sur le glacier. On se décide pour le camping suivant (gratuit sans douche, donc forcément moins prisé). 1 heure de marche le long du glacier. Ca doit être plat. On repart. On aurait peut-être dû un peu mieux compulser, car il y a encore bien 200 mètres à grimper bien raide et avec peu de vue sur le glacier.

On mange avant d'arriver au camping avec un superbe point de vue sur la face terminale. On arrive finalement au camping à 20H30. Il y a bien 10 tentes déjà, mais l'endroit est plus sympa. La journée est enfin finie...

Non mais vous plaisantez! C'était en oubliant le fait qu'un arceau de la tente s'est cassé. Et voilà Nicolas en train de jouer à MacGyver pour le réparer avec un morceau de bois et un lacet... Bon ce coup ci, on dort!

JOUR2

Plein milieu de la nuit. Qu'est-ce qu'on a froid! Et pourtant, il ne gèle pas. Ce n'est pas comme en Nouvelle-Zélande où l'on avait bien dormi avec -3 dehors. Vraiment bizarre. Bref, on tourne le reste de la nuit et le réveil le lendemain à 8H00 n'est pas glorieux. On grimpe encore un petit peu, mais il n'y a pas vraiment de vue sur le glacier. Nous revenons au camping pour remballer et commencer la route du retour.

Il est déjà 10H30. Nous passons au refuge vers 11H30. Le temps est couvert. Les vues sont moins belles. Impossible de voir les montagnes enneigées qu'il y a en face. Ce n'est pas ça qui donne de la pêche pour marcher. Et ça va se sentir car on sera à l'arrivée du catamaran seulement vers 17H00. D'autres marcheurs nous disent que le retour leur a pris plus de temps que l'aller, ça nous rassure. C'est vrai qu'à un moment, il y a une bonne montée bien raide avec un chemin moyen. Et dire qu'hier, nous avons rencontré des gens (sans sac) qui faisaient l'aller-retour catamaran-glacier dans l'après-midi! (sachant que le soleil se couche à 22H30, ça laisse quand même du temps).

La journee n'est pas finie : il faut atteindre le camping Italiano pour pouvoir avoir une journée entière à profiter de la vallée française. Temps indiqué : 2 heures. Vous devinez? Et bien on mettra plus. Faut dire que l'on a une pleine vue sur les cornes bien dégagées et on a récupéré le ciel bleu de ce côté-ci du massif. Comment vouez-vous que l'on ne s'arrête pas pour prendre des photos tous les 300 mètres? On se décide à s'arrêter en route pour manger avec une vue trois étoiles sur le massif et sur le Lgo Skottsberg où les rafales de vent soulèvent l'eau qui se "transforme" en arc en ciel se déplaçant sur le lac. Unique!

On arrive bons derniers au camping Italiano vers 21H00. On a même revu notre couple d'Allemands avec leur gosse. Il a beau être gratuit et ne disposer que de toilettes, ce camping est bondé. Dur dur de se trouver un coin. Ne chercher pas l'intimité. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir monter la vallée française sans sac demain matin.

JOUR3

Encore une mauvaise nuit à notre actif. Ce n'est pas comme ça que l'on récupère de la jurnée précédente. Réveil à 8H30. Départ à 9H00. Certains redescendent déjà de la vallée...

Bonne montée sur une moraine pour atteindre un magnifique 360 : lac devant, glacier à droite, cornes à gauche et massif derrière. Le temps est au beau fixe, même si des nuages s'accrochent au sommet du glacier (le plus haut sommet du massif). Les nuages viennent de l'ouest (le Pacifique) et s'accrochent aux montagnes des fjords pour finir ici, dernière barrière avant les plaines de Patagonie. Grâce à ce sommet, les cornes sont souvent dégagées. Même si nous n'avons pas de sac, les jours précédents et les nuits moyennement réparatrices se font sentir. Dur dur de grimper. Et pourtant, nous serons certainement parmi ceux qui seront montés le plus haut aujourd'hui.

La montée jusqu'au camping Britannicus se fait plutôt dans la forêt. On monte ensuite dans une végétation plus petite à cause du vent, puis de la mousse pour terminer dans les cailloux. On passe d'un paysage de vallée à un paysage de haute montagne, aux pieds des cornes (de vraies falaises!!). Et attention aux rafales de vent qui déséquilibrent. J'espère que vous n'avez pas oubliez vos affaires chaudes, car là-haut, un petit nuage et vous vous retrouvez au milieu de la grêle ou de la neige! Dur dur de grimper jusque là, mais ça vaut le coup. On glisse même sur les neves pour redescendre. Et mine de rien, la journée tranquille que nous devions avoir avec 3 heures 30 de montée indiquée sur la carte sans sac à porter se transforme en plus de 1000 mètres de dénivelé à monter et descendre dans la journée. Mais ça vaut le coup. Y a pas photo, même si on arrive à 19H00 au camping bien fatigués!

Beaucoup n'auront pas profité de ce paysage, c'est dommage. La plupart comptent leurs jours car 5 jours dans un voyage, c'est beaucoup, mais c'est vraiment dommage de se presser pour redescendre quand finalement vous venez ici pour voir ce qu'il y a en haut...

JOUR4

Une nuit meilleure que les autres, mais réveil à 9H00 quand même... Première fois que l'on se réveille aussi tard quand 15 kms nous attendent. Aujourd'hui, on longe le lac Nordenskjold. A priori, 6h30 jusqu'au refuge Las Torres. On n'y croit pas trop. Comme d'hab', la première 1/2 heure est bien difficile, mais nous ne mettons que 2h30 pour atteindre le refuge Los Cuernos où nous achetons du pain pour le casse-croûte. En route, nous avons pu admirer des chutes de glace. Il fait chaud aujourd'hui et le glacier des Français fond. Le bruit que ça fait! Ca doit être terrible dans la vallée. La marche est beaucoup plus facile, même si on fait toujours des petites montées et des petites descentes.

Beaux points de vue sur le lac et on contourne de près le massif. Un bel endroit pour marcher, il n'y a pas de doute. A 17H00, nous sommes à 1 heure du refuge Las Torres, mais un raccourci nous propose de monter directement jusqu'au camping Chileno en 2 heures. C'est un vrai raccourci, car aller au refuge Las Torres nous oblige à revenir sur nos pas, mais monter au Chileno veut dire porter son sac sur la montée de 400-500 mètres. Nous optons pour la deuxième solution : la nuit est à 22H00! Et c'est parti pour une sacrée montée. 1 heure bien raide à lutter contre le vent qui s'est bien levé. Lise n'est pas peu fière d'arriver en haut. Mais le paquet de biscuits y passe.

Un tournant et le refuge est en vue un peu plus bas dans la vallée. Le vent est toujours aussi fort, il faut vraiment lutter pour avancer. 19H00 : nous sommes au refuge. Le camping est vraiment bondé, les tentes sont à 60 cms l'une de l'autre. Nicolas voudrait bien se trouver un endroit plus tranquille, mais le prochain camping est à 1 heure de marche. C'est non pour Lise. Moi je veux ma douche. Ah! le bonheur d'une bonne douche chaude, on ne se rend pas compte d'habitude! Du camping, vue directe sur les tours et ciel dégagé, et un bon plat de... pâtes! Que demander de plus?
Et avez-vous noté que finalement nous avons respecté les temps?

JOUR5

Meilleure nuit du trek et réveil à 7H30. Premier exploit de la journée. A 8H00, on est partis. Marche difficile pour la première partie pourtant pas très pentue, mais Lise attrappe deux petites ampoules. A 10H00, nous sommes à 45 minutes du mirador, nous indique un panneau. Et bien ceux qui le font en ce temps là sont fortiches, car nous mettrons 40 minutes pour descendre, donc 1h20 pour monter sous un soleil de plomb dans le pierrier à perdre le chemin toutes les 5 minutes sans aucune vue. Mais alors en arrivant, ouah!!! 2 heures à admirer le spectacle en se faisant dorer la pillule (heureusement, le vent s'est calmé, car quand il y en a, il fait vraiment vite froid). Non vraiment, ces trois tours avec le lac au pied et les montagnes autour, c'est vraiment splendide.

Certaines personnes nous demandent si, après 10 mois de voyage, nous ne sommes pas lassés ou blasés. Eh bien là, on peut vraiment dire que non. Certes, on est plus exigeants que d'autres, c'est sûr, mais quand c'est extraordinaire, impossible d'être blasés! Nous nous demandons même si nous n'allons pas rester un peu plus dans le parc, mais les petits bobos apparaissent, alors tant pis, car on en a déjà bien profité.

Nous redescendons au Chileno faire les sacs et prendre un petit quatre heures devant le splendide paysage. La descente vers le refuge Las Torres est bien raide. Attention les genoux. Dommage que la marche dans la dernière vallée ne soit pas mieux, mais dûr dûr de concurrencer la vallée française! Nous finissons la journée à attendre le bus devant les tours. Nous sommes passés au refuge et là-bas, chambre single à 120US$ et l'hôtel est plein, incroyable! La navette de 19H30 est bien sûr en retard, mais bonne surprise comme nous sommes allés dans un camping payant, le transfert est gratuit!

C'est avec un pincement au coeur que nous quittons le parc dans notre bus qui nous ramène en 2 heures à Puerto Natales. Heureusement, les paysages nous consolent un peu avec les couleurs du coucher de soleil.

L'APRES

En ville, nous retrouvons certes un bon lit, mais aussi la réalité et notamment les petits soucis de voyage, comme la réservation de bus car la saison touristique commence et les bus se remplissent vite. Pas de grasse matinée le lendemain (pourtant bien méritée!!!!). Bus à 8H00 pour Puerto Natales. Le pire peut-être, c'est qu'en arrivant à 22H30 sans avoir mangé, on se fait un plat... de pâtes :-)

AUJOURD HUI

Le trajet jusqu'à Punta Arenas est typique de la région : plat, vert, pas d'arbres ou arbres complètement déformés par le vent, des moutons ou des vaches, quelques estancias (les grands élevages ici) de temps en temps, des lacs, des flamands roses et au loin les montagnes. Punta Arenas n'est déjà pas terrible comme ville, mais ajouter un jour férié au Chili (jour de la communion ou de la confirmation) et vous avez en plus l'impression de ville fantôme toute la journée, sauf à 19H00 où tout le monde se retrouve au supermarché. Ajouter des restos pas super (même après 5 jours de pâtes où tout doit vous paraître bon). Sans compter qu'il faut faire le tour des agences de bus pour attraper un bus demain pour Ushuaïa. Et ce n'est pas la vue sur le pourtant célèbrissime détroit de Magellan qui va vous consoler. Le choc est rude après Torres del Paine. Pour me consoler, cure de fruits et yahourts!

A bientôt.

Lise et Nicolas.

quelques mots supplementaires sur la croisiere qui nous a amene de puerto Montt a puerto Natales, decrite par lise un peu brievement et trop subjectivement. Une croisiere? un cargo de fret plutot pour des voyageurs ont eu la bonne idee de demander la place pour le sud, maintenant, c est un peu trop touristique, mais quelle croisiere en cargo a 15 noeuds de moyenne (25km/h), pendant plus de 72 heures. en Sachant que le bateau met 4 kilometres pour s arreter, c est sur qu il ne va pas passer part l itineraire le plus beau, mais quel spectacle tout de meme, meme si les glacier, fiords etroit , etc ne sont pas au rendez vous. Des paysages de Patagonie comme vous ne pouvez pas l imaginez, non pas magnifiques, jolies, mais plutot austeres, dramatiques, sinitres, et une bonne meteo de marins dans la tempete. Les fiords s enchainent a mesure de la progression comme font le vent, les nuages, la pluie... Et tout ca, dans la cabine du commandant, ou vous pouvez lui posez toute les questions que vous lui desirez si vous parlez espagnol ou si vous vous etes fait un ami traducteur comme c est mon cas. pilotage automatique ou manuel, radio, sonar, inclinaison des pales de l helice, on se croyait dans un jeu video mais c est pourtant du vrai, croisee d autre cargo dans certains passage ou on ne passe que seul, ... les animaux? une baleine, quelques dauphins, et de nombreux phoques, mais tout ca assez furtif malheuresement (nous avions miexu vu la balaine de la cote en australie et les dauphins en indonesie). cette croisiere, on l adore ou on ne l aime pas du tout, tout depend du type de paysages qui vous font sensation, des sensations de Patagonie avec plus ses rudesses et non sa beaute. Les plus blazes s abstenir.
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Last modified : December 16, 2005 18:37


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