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Carnet de voyage : Chine

Pèlerinage bouddhiste dans une atmosphère mystique à Emei Shan - 24/04/2004

Bonjour à tous!

Nous avions prévu trois jours de randonnée à Emei Shan pour un pèlerinage le long de monastères bouddhistes. Mais le soleil s'est transformé en brouillard, et nos 2000 mètres de montée vers la très célèbre vue du sommet du mont Emei, terme du pèlerinage boudhiste, se sont transformés en 2000 mètres de descente dans une atmosphere rendue mystique par l'épais brouillard. La nuit dans un monastere restera également une expérience très spéciale.

Une carte de notre trajet est disponible:
http://decouvrirlemonde.chez.tiscali.fr/recits/index.php?pays=Chine

Emei Shan fait partie des quatre montagnes sacrées de l'Empire du Milieu. Au 14èeme siècle, les 100 temples que compte la montagne habritaient plusieurs milliers de moines, mais les guerres et la Révolution Culturelle n'en ont laissé que 20 actifs dans un état assez délabré. Toutefois, aujourd'hui, les pèlerins et les touristes sont très nombreux. A 12 euros par personne (120 Yuans l'entrée) et un classement à l'Unesco, les sous affluent : les temples sont peu à peu reconstruits et les escaliers qui joignent tous les temples du point de départ (500 mètres d'altitude) à l'arrivée (3077 mètres d'altitude) sont en très bon état. Ces escaliers sont pratiques, car il est impossible de perdre son chemin et, de plus, ils permettent de ne pas abîmer la montagne. Néanmoins, ils rendent la balade moins "montagne" et descendre 2500 mètres par les escaliers rend facilement vos jambes flageolantes.

- Impressions : côté réaliste (critique?)
L'ascension est facilitée par une route qui monte jusqu'à 2500 mètres d'altitude. 40 mètres de montée par les escaliers, que l'on peut faire en chaise à poreurs. Et ensuite, un téléphérique peut vous faire grimper les 500 derniers mètres. Tout ça fait un peu perdre du charme à la montée à pied. Bon d'accord, nous ne l'avons pas fait à cause du mauvais temps, donc nous étions contents que ça existe, mais quand même.
Le côté pèlerinage est un peu gâché par l'affluence des Chinois qui parlent toujours aussi fort (mais qui ne jettent pas de papiers partout ici), mais aussi par les nombreuses boutiques qui jalonnent le trajet : à l'arrivée du téléphérique, des boutiques les unes à la suite des autres proposent du thé, des herbes, des jouets, d'autres souvenirs et des bouteilles d'eau. Sur le reste du trajet, des snacks proposent régulièrement à boire et à manger. C'est très pratique, car on n'a rien besoin de prévoir et on achète tout sur place pour un poil plus cher qu'au village. Si cela permet d'être pratique, on est loin des randonnées dans les Alpes.
Enfin, les monastères manquent un peu de moines, et certains semblent plutôt être des dortoirs que des temples, mais bon, n'enlevons pas trop de charme à la balade.

- Impressions : côté bons souvenirs
Si le soleil a été complètement absent, le brouillard a ajouté un côté mystique à notre balade, qui nous a beaucoup plu. Impossible de voir à 10 mètres. Nous avons donc avancé en nous enfonçant dans le brouillard. L'arrivée dans les monastères était alors quasi irréelle. Au dernier moment, nous le voyons apparaître, tranquille et reposant.

- Arrivée à Emei Shan depuis Leshan :
Jeudi soir, notre arrivée à Emei San s'est faite sous le soleil, mais ce ne sera pas le cas pour les jours suivants. Un chinois parlant anglais (Nathan) nous intercepte dès la sortie du bus de Leshan et nous aide à prendre les 2 bus suivants pour aller de Emei City (une grande ville) à Emei Shan (la station de montagne 10 kms plus loin). Pour cela, nous avons besoin d'un bus local pour changer de station de bus, puis d'un autre pour Emei Shan.
Nous croyions que notre Chinois allait nous proposer ses services de guides pour la rando, mais finalement, il n'a qu'un petit restaurant et nous délivre plein d'infos sur les possibilités de marche pour les jours suivants. Il nous amène à un hôtel très bon marché (40 Yuans), avec Internet illimité et gratuit dans la chambre. Malheureusement, ce n'est que Windows 98 et cela ne nous permet pas d'envoyer les photos. Nous mangeons le soir dans son restaurant, le jus d'orange est un peu mélangé avec de l'eau et le chocolat au lait est un peu sans chocolat ni lait, mais les plats sont bons. Lise prend un canard fumé "à la Emei" pour 30 Yuans. Nous goûtons également les légumes locaux, dont une racine a l'aspect mousseux.

- Notre trajet :
Nous avions prévu de monter à pied, mais en nous réveillant vendredi matin, grosse déception : une grosse pluie et d'épais nuages. En comptant sur notre bonne étoile, nous décidons de monter en bus pour essayer de passer au-dessus des nuages. Inutile de monter sous la pluie!
Départ en bus à 10H00 de Emei Shan (500 mètres d'altitude) sous la pluie. A midi, arrivée à Jieyin Hall (2540 mètres d'altitude). Il ne pleut presque plus, mais nouvelle déception : le brouillard est toujours aussi epais. Toujours aussi rêveurs, nous prenons le téléphérique pour le sommet, en comptant sur une éclaircie. Que nenni! A 3077 mètres, nous ne voyons toujours pas à 15 mètres. Comme la foule de touristes chinois présents, nous visitons le monastère, prenons des photos du sommet (enfin, du brouillard!) et mangeons un peu. Nous sommes un peu déçus d'avoir dépensé pas mal d'argent pour du brouillard, mais nous ne nous avouons pas vaincus : nous décidons de descendre à pied pour faire le tour des monastères.

C'est parti pour 1000 mètres de descente, uniquement par escaliers. Nous sommes surpris de rencontrer tant de monde qui monte malgré le mauvais temps. Ce sont surtout des jeunes (il faut dire que la montée est vraiment raide), qui n'ont vraiment pas froid aux yeux. Vers 18H00, nous croisons deux jeunes qui veulent atteindre un temple se trouvant à peu près à 2 heures de montée (au mieux), alores que la nuit tombe à 19H30!

Pour notre part, nous sommes contents d'arriver au monastère de Xixiang Pool (2070 mètres d'altitude) vers 18H00 afin de dormir, car mon genou me fait un peu mal après 1000 mètres de descente. Juste avant d'arriver, un vendeur de snacks nous propose sa chambre pour 50 Yuans. Mais hors de question, nous voulons dormir au monastère!

L'endroit nous paraît mystique : le monastère est entouré de brouillard et il faudra attendre le lendemain pour s'appercevoir qu'il est perché au sommet d'un pic entouré de forêts et faisant un peu penser à l'emplacement du Machu Pichu. L'accueil est un peu décevant, car très peu sympathique. De plus, nous payons 40 Yuans par personne pour une chambre assez sommaire avec des sanitaires (et quels sanitaires!) à l'extérieur (20 Yuans pour un lit en dortoir).

Le monastère (car nous voyons quand même une statue de Bouddha et d'un moine) s'est un peu transformé en usine à faire dormir les touristes qui s'arrêtent à mi-chemin du sommet. Nous faisons un brin de toilette : nous nous servons en eau bouillante dans un seau. Ensuite, nous ajoutons un peu d'eau froide pour obtenir la bonne température. Direction la salle de bains : il y a bien une baignoire, mais elle est vraiment repoussante. Il vaut mieux rester à côté pour se laver. Les toilettes ne sont pas mieux : un trou par lequel tout part vers le bas. Cependant, contrairement au refuge en France où un minimum est fait pour éviter la remontée d'odeur, ici, vous pouvez sentir les toilettes à plus de 15 mètres à la ronde. Il n'y a pas d'eau pour l'écoulement. Ecoeurant!!!!!!!

Vers 20H00, alors que la nuit est tombée depuis 30 minutes, d'autres pèlerins arrivent, ce qui nous semble complètement incroyable. Ils étaient partis du bas (500 mètres) vers 7H00 du matin et avaient fait 1500 de montée et plus de 35 kilomètres pour atteindre le monastère. Ce sont des étudiants de l'universite d'Emei. Ils sont bouddhistes, et ce pèlerinage leur tient à coeur, même si cela leur coûte cher. L'entrée coûte en effet 120 Yuans (12 euros).

Vers 21H00, les moines pratiquent l'un des rituels du soir : l'un fait sonner des coups de tambour, tandis qu'un autre récite des chants et fait sonner une grosse cloche d'un mètre de diamètre.

Le lendemain matin, les moines nous réveillent vers 5H50 par le même rituel que le soir, avec en plus des chansons. Nicolas met des boules Quies et se rendort.

Réveil à 7H20. Le temps est un peu plus dégagé, mais ce n'est pas encore la panacée. Départ à 9H00 le lendemain après de nombreuses hésitations : le brouillard est toujours persistant plus bas, mais cela semble âtre dégagé plus haut. Nous hésitons pour remonter ce que nous avions descendu la veille. Finalement, non. Le brouillard est trop présent.

Et nous ne regrettons pas notre choix : la partie la plus intéressante de notre balade reste la visite des temples. Le trajet dans le brouillard crée une bonne atmosphère. La fraîcheur fait chanter les oiseaux et, au lieu de regarder au loin, nous profitons de la végétation très variée et des fleurs du printemps.

Le long du chemin, des porteurs se proposent (2 porteurs pour un touriste, le prix : à peu près 5 Yuans par demi-kilomètre, selon la montée ou la descente). Les porteurs sont quasiement en costumes et chaussures de ville. C'est vrai qu'il n'y a pas vraiement besoin de chaussures de randonnée dans ces escaliers de dalles. Les chinois ne sont pas en tongues, mais en chaussures. D'ailleurs, l'une des principales différences avec l'Asie du sud-est est que les Chinois sont en chaussures, et non en tongues!

Nous traversons Huayan Peak, Chudian Palace (1740 mètres d'altitude), Zhanglaoping, Xixin Place, et nous terminons à Wannian Temple (1020 mètres) : les temples bouddhistes sont bien différents de ceux que nous avons vus en Thaïlande.
D'abord, pas besoin de retirer ses chaussures, du coup, lorsqu'il pleut, le sol est mouillé à cause des personnes rentrant et sortant... En général, au milieu se dresse un bouddha entouré par deux autres personnages sur les côtés et 18 autres personnages montrant des émotions différentes. Le signe de la croix gammée (faisant penser au nazisme) est représentée parfois sur le ventre du bouddha, ainsi qu'à l'extérieur des temples. Par contre, la croix est à 45 degrés par rapport à celle du nazisme.
A chaque prière des pèlerins, les moines, par moment en train de lire leur bible bouddhiste, font sonner une cloche.
Le soir, un moine récite des chants en face d'une cloche et la fait sonner par intermittence. Un autre tape sur un grand tambour. Malheureusement, la barrière de la langue fait qu'il est difficile d'en savoir plus en discutant avec les moines, cela se résume souvent à un dialogue de sourds.

Nous terminons notre périple vers 15H00 au temple bouddhiste Wangnian. Nous retrouvons un flot incroyable de touristes chinois, du à la facilité d'accès au site par télécabines. Le temple est magnifique, probablement le plus beau que nous ayons vu : très décoré, très fleuri, il vaut vraiment le coup (10 Yuans l'entrée).

- Retour à Chengdu :
Pour le retour, nous prenons des télécabines (30 Yuans) afin d'être sûrs de pouvoir rentrer sur Chendgu ce soir même. Ensuite, bus jusqu'à Emei Shan où nous récupérons notre deuxième sac à dos (nous avions laissé nos affaires inutiles à notre petit restaurant du départ) et notre lessive (25 Yuans pour la moitié du linge). Ensuite, bus pour Chengdu (22 yauns), moins cher qu'à l'aller, car le bus n'est pas express, il fait tous les arrêts. Le chauffeur s'arrête même pour reprendre de l'essence et surtout s'acheter des fruits!! Arrivée vers 19H00 à chengdu, où nous prenons l'hôtel juste à côté de la station de bus par commodité pour demain matin. Par contre, nous payons cher : 240 Yuans, negocié à 150 Yuans (le plus cher que nous n'avons jamais payé).

Demain, nous partons pour le point le plus au nord de notre périple, à Jiuzhaigou, un parc national avec de nombreux lacs, puis à Songpan, pour une randonnée à cheval. Ensuite, nous entamerons notre descente vers le sud, vers l'Indonésie.

A bientôt.

Lise et Nicolas.


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Last modified : December 16, 2005 18:37


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