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Carnet de voyage : Indonesie

Croisière dans l'archipel de Solor et Alor à l'est de Nusa tenggara - 07/08/2004

Bonjour à tous!

Nous voila déjà à Kupang (West Timor) après 5 jours de croisière sur les bateaux locaux. Au programme : volcans, snorkeling avec une visibilité à tomber par terre, dauphins à gogo, notre plus beau coucher de soleil mais aussi vitesse et organisation indonésiennes.

Dimanche 15H00, en voilà fini avec notre côte administrative. Nos vols pour retourner à Bali et un vol interne en Australie réservé, nous pouvons partir pour de nouvelles aventures. Sur le chemin de l'hôtel, nous trouvons un bemo qui part pour Larantuka (le port où nous prenons le ferry). Nous sautons vite dedans. Notre joie est de courte durée. Nous repasserons une demi-douzaine de fois devant notre hôtel à la recherche de passagers et de bagages dans un bus pourtant déjà bien rempli. Nous finissons par partir vers 16H10 alors que nous sommes montés dedans vers 14H40!! Ca, c'est de l'organisation !!! Quelle perte de temps... Des sacs de fourrages et de riz remplissent le sol du bus. On doit bien avoir la moitié de la hauteur du bus de bagages sur le toit!!! Les bus font office à la fois transport de passagers et de marchandises... Nos sacs sont compressés. J'ai paumé trois pellicule photos vierges (50 000 l'unité) et je suspecte qu'un gars sur le toit (ils peuvent être jusqu'à 8 au-dessus d'un bus!) ait inspecté nos sacs d'un peu trop prêt).

A la sortie de la ville, nous changeons de chauffeur. Il ne doit pas avoir envie de faire 50 fois le tour de la ville sous la chaleur!! La route est moins jolie que le reste de la traversée de Flores. La musique à fond, alterne musique indonésienne et pop rock anglais : Scorpions et Gun and Roses. Les jeunes nous rigolent au nez sans raison.

A 17H00, nous arrivons à Paga, une jolie plage où nous hésitons à nous arrêter. On en a un peu marre du bus. Nous finissons le trajet de nuit. Interminable! Surtout que l'on s'arrête pour manger dans un warung pas terrible. Enfin bon, en arrivant à l'hôtel à 21H10 soit 7 heures de transport pour 120 kilomètres au lieu de 3-4 heures, on peut se mettre directement au lit. Le proprio de l'hôtel Rulies, un peu de la jaquette, nous accueille gentiement. 50000 Rupiahs, un peu cher car le baquet (non! fini les douches à partir de maintenant) sont à l'extérieur.

Lundi matin, réveil gentiement à 7H00. Bon petit déj' : crèpes! Et nous voilà sur le quai à 7H30. Et nous sommes loin d'être seuls! Trois bateaux sont au départ pour les îles. Entre les bagages, les poules, les motos, les biquettes, ils sont bien remplis. Depart à 8H15 pour une superbe traversée dans un petit ferry. Nous passons en effet dans une espèce de canal : nous sommes entourés d'îles et chacune a au moins un volcan. Super! Sur le bateau, Nicolas en profite pour parfaire son indonésien sur les nombres et les questions les plus courantes : “jam berapa”, à quelle heure..?

Nous faisons un stop sur l'île d'Adonara à Waiwerang pour le marché de la semaine. Du bateau, Waiwerang ressemble à un tranquille port de pêche avec ses petites maisons colorées, ses bateaux de pêche bien entretenus et ses mosquées. De l'intérieur, c'est beaucoup plus animé, surtout jour de marché. Nous nous faisons tout de suite un copain guide qui reste toutefois assez discret. Il y a vraiment beaucoup de monde sur cette île. Nous mangeons un bon Nasi Goreng avant d'aller faire une balade à pied le long de la côte. Mal nous en a pris, c'est la sortie de l'école et les enfants sont particulièrement désagréables. Ils ne savent dire que “hello” et vous le crient à la figure 50 fois. Si vous ne leur repondez pas à chaque fois, vous aurez droit à leur deuxième mot de vocabulaire “Fuck you”. On en a vite marre.

On reprend un bemo pour retourner au port. Nous sommes là-bas aussi assaillis par les gamins : la plupart inoffensifs, une gentille et un particulièrement énervant. Un conducteur d'ojek sympathise avec moi et s'excuse de leur comportment. Ca me rassure de voir des gens gentils, mais j'ai dépassé ma dose de tolérance de la journée.

14H00, le ferry part. Ouff! Nous découvrons la plus belle partie de l'île de loin. De belles plages de sable : la couleur varie d'une crique à l'autre. Noir, blanc ou gris, on a le choix. Le tout au pied d'un volcan. Très joli.

16H00 : nous arrivons sur l'île de Lembata à Lewoleba. Nous prenons une chambre à Lile Ile. Le manque de touristes se fait sentir ici, mais nous avons une superbe vue depuis notre porche : volcan en activité, la baie et les bateaux de pêche. Nous soufflons un peu. Nous profitons de la plage. L'eau est un peu froide, mais quelle plage! Je tombe sous le charme. Une de mes plages preferées avec sa vue sur deux volcans et son cadre reposant. Des gosses un peu collants, beaucoup plus sympathiques qu'à Adonara, nous accostent. Ils nous lâchent une fois les avoir pris en photo.

Nous nous renseignons pour la suite de notre voyage. Avoir de bons renseignements ici est vraiment difficile. Les gens se contredisent en fonction du jour et de l'endroit où vous demandez. Mais apparemment, on n'a pas trop le choix. A Lile Ile, le propriétaire blanc a laissé une mine d'infos sur les ferrys locaux et les traditions locales. Soit on prend le ferry de nuit le soir même (lundi), soit on prend un bateau de jour mercredi matin, de l'autre côté de l'île à Wairiang. Ou alors, vendredi un autre ferry. Nous optons pour le bateau du mercredi. Pour cela, nous renoncons à visiter plus avant l'île, car l'unique bus pour Wairiang part à 11H00-12H00.

Nous renoncons notamment au village de Lamalera, un village bien reculé où les habitants chassent encore la baleine. Nicolas aurait bien voulu faire partie d'une de leurs sorties (80000 Rupiahs par personne). Moi moyen. Les chances de voir une baleine sont minces, les chances qu'ils en prennent une encore plus faible : en moyenne les pêcheurs prennent 30 baleines par an. Leur dernière baleine date de mi-juin. De mai à octobre, ils sortent normalement tous les jours, sauf le dimanche, réservé à la messe. Le reste de l'année, ils sortent lorsque les conditions sont bonnes, et c'est pendant cette periode qu'ils prennent la plupart de leurs baleines. Un touriste nous dit que les sorties sont souvent annulées : soit à cause du temps (trop de vent), soit il faut préparer un mariage, soit il y a le mariage. Bref, il est reste 4 jours à attendre… Et surtout, j'apprends que les pêcheurs n'autorisent pas les femmes à monter à bord!! Heureusement que je n'ai pas fait les 5 heures de truck pour y aller… pour rien!

Nous aurions pu essayer de plonger avec les chercheurs de perles. Mais bon, ils ne proposent que du vieux matériel, je n'ai pas confiance. La pêche à la perle est une grande activité ici. Il y a en effet les “élevages” des grandes companies (on ne nous a pas proposé de visite). Le soir, nous faisons un rapide tour de ville. Pas grand chose à voir et pas grand chose de bon à manger non plus. Mais bon, le riz, ça nourrit tout le temps.

Mardi matin, nous discutons avec un nouvel ami. Anthony est un des nombreux Indonésiens à aller chercher fortune en Malaisie. Jusqu'en 1992, les Indonésiens allaient travailler sans visa, mais en 1992, la Malaisie a renvoyé chez eux et confisqué les biens des “sans papiers”. Beaucoup se sont retrouvés sans un sou, à vivre dans des camps de réfugiés à la frontière. Aujourd'hui, il faut payer son visa de travail, et cher : 1200 Ringit (240euros) la première année et 600 Ringit chaque année. Pour que son visa soit accepté, il vaut mieux verser 60 Ringit de plus à la police. La plupart du temps, un employeur va avancer l'argent. Il ne reste plus qu'à le rembourser. Le patron d'Anthony est chinois et Anthony semble l'envier. Il apprend même le chinois! Il se débrouille déjà bien en anglais et n'a vraiment pas l'air bête. Pourtant, il y a du avoir une histoire, car il s'est fait expulsé pour non renouvellement de visa et, nous dit-il, parce qu'il ne voulait pas verser 100 euros de pot de vin. Du coup, 20 jours de prison avant d'être renvoyé en Indonésie. Depuis, il cherche un peu à droite, à gauche et pour l'instant, il revend des ikats. Les filles, elles, vont dans des écoles pour savoir comment s'occuper d'une maison (et notamment comment se servir du matériel de cuisine moderne) avant d'être placées à Singapour. L'école dure deux ans. Leus premiers gages serviront à rembourser l'école… Dur dur de vouloir gagner de l'argent en Indonésie, surtout si l'on ne vient pas de Java.

Anthony nous accompagne un peu en bus (il a le temps, le bus fait encore le tour de la ville pendant une bonne heure pour chercher des passagers) et nous partons enfin après un arrêt au nouveau marché (qui a eu l'idée de le mettre aussi loin du centre pour une ville aussi petite que Lewoleba!!). Et c'est parti pour de très beaux paysages.

La route est vraiment mauvaise, le macadam a disparu depuis un bon moment. On bat encore des records de vitesse ici! Au moins, on a le temps d' admirer le paysage. On longe la côte avant de grimper et d'avoir une magnifique vue sur la baie et les volcans. Certains villages se sont installés parmi les pierres. Des vieux tas de cailloux (probablement d'anciens travaux) jonchent le côté des routes. Les femmes portent un masque de peinture verte (pour leur rajeunir le visage?). La pauvreté est là. Les tombes catholiques (les habitants sont, pour certains, catholiques, protestants et musulmans) sont présentes un peu partout, sans vraiment de cimetière identifié.

La descente vers Wairiang est assez difficile et à 16h00, on est contents d'arriver ENFIN! Nous aprecions moyennement l'accueil. Les gens du village semblent se moquer de nous et à l'unique guesthouse, ils enlèvent vite le panneau où les prix sont affichés pour nous demander 20000 par personne sans les repas pour un dortoire, avec douche au baquet. Ils ne nous proposent pas de faire chauffer de l'eau alors qu'ils le font pour eux! Un peu cher. Et on n'a pas le choix pour manger, c'est aussi à la guesthouse (10000 par repas, mais Nicolas négocie fermement le petit déj' inclus avec la chambre). Le papi qui teint la guesthouse ne parle pas anglais. Nicolas se met à l'indonésien. Bien pratique de savoir dire quelques mots dans cette région!

Wairiang est un petit village bien tranquille. On se promène le long de la mer et on assiste à un très beau coucher de soleil. On ne se couche encore pas très tard. Le bus nous a bien fatigué. A 4H00, le proprio commence à se preparer pour son bus de 7H00. Alors il stresse un peu quand à 7H00, nous ne sommes toujours pas levés pour le bateau de 8H00.

Le bateau se révèle être une petite embarcation, une sorte de barque. Mieux vaut aller aux toilettes avant de partir pour les 7 heures de traversée. Pas d'arrêt pipi! Les gens montent dedans avec leur poules et les biquettes. Ca doit être un transport régulier et on n'a pas trop le choix. C'est parti!

On passe encore une fois entre plusieurs îles. La plupart sont bien arides, mais dès qu'il y a un peu d'eau, un oasis de verdure. L'eau est incroyablement transparente. On voit le fond très facilement. Dommage que l'on ne soit pas dans un glassboat! On aurait sinon pu participer à un diving safari : 4 plongées par jour pendant une semaine, dans le coin. Un groupe de Hollandais avait payé 1500 dollars par personne et ont adoré leurs plongées. Mais avec les 2.5 dollars de notre bateau, on ne peut pas vraiment avoir le même service.

Heureusement que "l'équipage" a installé une bache, car le soleil tape et il n'y a pas de vent. Je souffre un peu de la chaleur. En arrivant vers Alor, un groupe de 20 dauphins s'amuse dans la baie. Les locaux ne tournent même pas la tête. Nous sautons sur notre appareil.

Arrivée à Kalabahi. Grosse surprise: le port est rempli de yachts (une vingtaine). Avec notre petite barque, ça fait un peu folklore. Mais je croyais que l'on arrivait au bout du monde, vraiment paumé??? Il y a même un hôtel plein!!! Et un festival. On nous rassure: la ville est vraiment surexcitée en ce moment par c'est festival : les yachts font une course depuis l'Australie et ont été invité à s'arrêter, mais normalement personne!

Notre hôtel est encore une fois un peu cher pour la qualité de la chambre (50000 Rupiahs) et pour louer une moto, ce sera encore tout une histoire pour touristes. Quant à la ville, pas de charme. Heureusement que le cadre est beau.

Arrivée à Kalabahi vers 16H00 passées. Nous devions nous renseigner sur la façon de nous rendre ensuite à Kupang, au Timor occidental. L'idée d'aller à Alor Keci sur pulua Kepa le soir même était trop ambitieux, surtout qu'ils nous annonce 2 heures en bemo (petit bus) pour s'y rendre. La véritable durée du trajet selon un autre voyageur est finalement d'une heure mais c'est pas grave, c'est l'heure indonésienne. Nous restons donc à l'hôtel Adi Dharma où le réptionniste nous propose une chambre économique. Nous voulions comparer la qualité des chambres, donc nous demandons de voir les chambres niveau standard. Pas top, donc on demande aussi à voir les économiques et finalement, les chambres économiques sont complètes. Encore une anecdocte montrant comment les Indonésiens ne sont par moment pas très futés.

On se renseigne pour acheter un équipement de snorkeling. Peine perdue, on trouve juste la location pour 35 000 rps. On n'a pas le choix. Le lendemain, il faudra en plus déposer une caution de 100 000 pour l'avoir. On se renseigne aussi pour la plongée, soit-disant l'un des meilleurs sites de plongée en Indonésie. La boutique possède un équipement qu'il loue 350 000 pour deux bouteilles (2 plongees). Le soir, en se rendant au festival, on se renseigne au stand dive, que nous avions appelé la journée et qui nous avait dit qu'il n'y avait pas de plongée avant le 15 ou 11, car ils viennent de Kupang. Mais au stand, pas de problème, on peut plonger demain si on veux!! Le jeune gars du stand, bredouillant 3 mots d'anglais, disparait 30-60 minutes pour nous ramener le Chinois de la boutique de l'après-midi!! L'équipement de plongée est passé maintenant à 250 000 par personne, plus 300 000 le bateau, plus 300 pour le dive master, soit 25 dollars la plongée, prix raisonnable, mais Lise a le nez complètement bouché le lendemain, ce qui rend le choix inévitable : nous ne plongerons pas en Alor malheureusement. Nous nous contenterons du snorkeling.

Le soir même, en attendant notre petit gars (de dive alor ou le Chinois??!), nous passons dans différents stands où nous ne comprenons pas grand chose. Mais certains petits villages ont envoyé des représentants, ce qui nous permet de les questionner et d'apprendre d'avantage sur leur coutumes. Et ça tombe bien, un jeune sait pour une fois parler correctement anglais et n'est pas juste limité aux mots " hello, Mister", "what's your name?" , "do you have children?". Le petit gars que nous questionnons est excellent, tout habillé de vêtements traditionnels de chasse. En effet, il est fermier et chasse occasionnellement. Nous lui avons posé la question, il était très étonné de nous voir et content aussi de voir pour la première fois des Blancs, ou "touris". Cela fait juste trois fois qu'il vient à Kalabahi, pourtant, son île est assez petite. Il cultive le riz et nous dit qu'il produit 75 sachets à 50 000 rps pièce. Il se couche à 22H00 mais se lève soit-disant à 3H00 pour se préparer pour la journée. Longue préparation. On n'a pas réussi à en savoir plus.

Le 5 au matin, le gars qui nous a proposé de louer sa moto pour 65 000 au festival n'était pas là. Il a fallu négocier avec un ojek (moto taxi) pour lui louer sa moto la journée, chose pas si facile que ça. Je pouvais louer la moto du Chinois, une 250 cc ville mais pour 100 000, un peu cher pour l'utilité que l'on allait en faire. Après plusieurs négociations, j'obtiens 60 000 avec le plein (les 50 000, déjà assez cher je pense, n'ont pas tenu). Il est 8H40 passées et j'espère bien décoller enfin pour la journée. Lise s'impatiente. Il faut encore aller louer un équipement de snorkeling, acheter une bouteille d'eau et des petites crêpes pour la journée afin de compléter notre petit déj' et amorcer un repas du midi. Il n'y a pas de warongs ni de shops à alor kecil. Nous nous occupons aussi du moyen de transport pour nous rendre au Timor. Pas d'avion lundi, trop tard, car notre avion de retour sur Bali est le mercredi. Pas d'autre bateau que dimanche, trop tard aussi, il ne reste plus qu'à prendre le bateau le lendemanin à 6H00. Le billet coûte 57 000 pour 10 heures de transport.

Nous n'aurons mis qu'une demi-heure pour s'y rendre, et non pas 1 heure comme indiqué. On remonte la baie par laquelle nous sommes passés la veille en bateau. La route est jolie, on croise plusieurs petits villages. La vue du bateau, plus éloigné, était cependant plus impressionnante, on ne voyait pas tout les déchets traînés sur le bord de la route.

Alor Kecil et en face Pulau Kepa sont séparées par un bras de mer avec un fort courant qui s'inverse toutes les 10 minutes. C'est là où nous avons vu les dauphins plusieurs fois encore.

Le snorkeling à Alor kecil est magnifique, beaucoup de petits poissons rouges qui s'abritent dans le corail dur, des titan trigger fish, poissons licornes… et beaucoup de coraux différents. Pendant le tour de Lise, les dauphins arrivent dans la baie. Je reprends vite masque et tuba de Lise pour m'approcher d'eux. C'est un peu dangereux à cause du courant, mais je fais gaffe pour ne pas me laisser entrainer. Avec le masque, je vois peut-être 5 ou 6 dauphins à 20 mètres se déplaçant à vitesse grand V. Je vois un petit avec sa mère. Cela passe tellement vite que je n'ai pas le temps de réaliser. Ensuite, il s'amuse à sauter hors de l'eau un peu plus loin. J'essaie de les rejoindre mais il sont déjà partis. Je continue comme je peux, je suis plus près de l'île maintenant que du rivage. Je continue à nager activement pour éviter que le courant m'entraine au-delà. Arrivé au bord, je rencontre Cédric, un Français qui s'est installé ici et qui possède quelques bungalows. Un ami de Cédric se propose pour que nous allions chercher Lise de l'autre côté en barque. La barque possède une voile trouée, mais cela évite de pagayer pour traverser le bras de mer.

Nous revoyons d'autres touristes depuis que nous avons quitté Maumerre il y a 4 jours (excepté le groupe d'Australiens en croisière de Darwin en Thaïlande chacun dans leur yatch, ils ont rempli le port de Kalabahi avec leurs yatchs plus étincelants comparés aux vieilles barques des locaux). Nous mangeons avec Cedric et les autres un repas typiquement indonésien, poissons, riz et légumes pour 15 000 chacun. L'après-midi est consacré encore au snorkeling, derrière l'île qui présente un jardin de corail impressionant et un mur en face d'Alor Kecil, là où nous avons vu encore les dauphins. Cédric nous a prêté gratuitement un masque et un tuba pour Lise. Le problème, c'est plutôt la température de l'eau : 22-23 degrés, ce qui fait que l'on a tout de suite froid donc c'est difficile d'en profiter à fond. Et il est difficile de se réchauffer vraiment sur la plage. Les températures sont de loin d'être excessives ici (30°C max). A Bali, nous tenterons d'acheter un équipement de snorkeling ainsi qu'un T-Shirt de bain pour tenir chaud dans l'eau (petite combinaison).

Il est 16H30, nous demandons à nouveau à traverser pour rejoindre le rivage. Cette fois, le local a un bateau à moteur, je lui donne 5000 de tip.

Il est 17H00, le soleil se couche ici vers 18H00, mais comme il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour aller ici, nous decidons de faire le tour de la presqu'île. Nous traversons à nouveau d'autres villages où les gens sympathiques nous disent tous bonjour. Alternance de plages et de mangroves. Le décors est à nouveau magnifique. Nous passons par le nord-est et nous pouvons assister au magnifique coucher de soleil. Cette fois, probablement parce que nous étions un peu plus en hauteur, nous avons pu voir le dernier rayon du soleil de couleur verte pendant 3-5 secondes. Impressionnant. Par contre, j'avais trop regardé le soleil avant, donc mes yeux avaient saturé un peu et je n'ai pas pu en profiter autant que Lise.

Nous devons encore passer un petit col avant de retourner sur Kalabahi, la route est de plus en plus pentue, petite, mal entretenue, des brousailles poussent au milieu. Il fait nuit noir et un faux contact dans les feux les allume et les éteigne de façon périodique. Mais nous sommes sur la bonne route!! Les locaux nous indiquent le chemin. Finalement, nous rendrons la moto avec ¾ d'heure de retard. Nous passons vite fait rendre le masque et au marché acheter des petites tomates pour le lendemain, très bonnes ici.

On mange au même warung, le Rumah Makan Kederi. Cette fois ci, il ont de la glace pour mon Fanta à la cerise!

On retourne au festival, mais les gars du village, avec qui nous avions discuté la veille, n'était pas là. Dommage. Autre chose, le chapiteau, où figure les dances a brûlé quelques heures plus tôt!! Ca ne peut arriver qu'ici et, entre nous, cela ne m'étonne pas. Un court cicuit d'après les locaux. On se couche à nouveau tôt, 21H00.

J'ai passé une mauvaise nuit, à me réveiller régulièrement pour regarder ma montre. Un peu de bruit à l'extérieur, je ne mets pas mes boulles Quies de peur de ne pas entrendre la sonnerie à 5H00 et aussi, la dernière fois, je n'avais pas entendu le réveil quand il fallait se lever à Lajan bajo pour aller à Bajawa.

Nous sommes à 5H30 au port, pas de bateau (il était sensé arriver de Maumere à 5H00) mais une foule déjà d'Indonésiens. Des bus de toute l'île arrivent pour débarquer des passagers. Le bateau arrive finalement à 7H30 et nous partirons à 8H00 passées. Nous aurions pu dormir tranquillement quelques heures de plus, tant pis.

A l'arrivée du bateau, beaucoup de monde attend déjà sur l'embarcadère. Les marins du bateau lancent des poids attachés à des cordes pour que ceux du port récuperent les lourdes amarres du bateau. Ils les lancent sur la foule et elles tombent sur les sacs. Niveau de securité 0 ici. Sitôt les passerelles mises, c'est la course! Tout le monde court, se précipite pour monter sur le bateau, c'est la cohue. Nous attendons un peu que ça se calme. A l'intérieur, des dortoirs pour la nuit, glauques à mourrir. Hors de question de rester ici 10 heures. On monte sur le pont supérieur et on trouve des bancs pour s'assoir. Et nous profiterons du paysage des îles à Alor, Puntar et Timor pendant la journée depuis cet endroit. Nous verrons aussi à nouveau des bancs de dauphins. Ils sont très nombreux en cette période, car les eaux sont froides (d'après Cédrix, de l'eau froide remonte des fosses océaniques de 2-3 kilos de profondeur un peu plus loin).

C'est probablement le plus gros bateau que nous avons pris. Un paquebot de croisière. Sitôt le bateau parti, des ouvriers s'activent sur le pont : le poncer, etc... D'autres récupèrent les poubelles dans des sacs plastique. Malheureusement, nous verrons des ordures lachées régulièrement à la mer pendant tout le trajet, c'est pitoyable. Le bateau n'est pourtant pas trop dégueulasse, à part les toilettes. Tout le monde urine partout et ça pue. On en sort en s'essuyant les pieds sur un carton tout humide de… Nous sommes très surpris. Le repas du midi est compris, mais très sommaire, beaucoup de riz, très peu de légumes et de poisons. Des blattes trainent sur le comptoir où l'on prend les plateaux. Charmant. Les prix des biscuits, glaces, etc à la cafet' sont exorbitants (2.5 fois plus cher), heureusement que nous avions fait nos provisions la veille. Aussi, nous ne réchappons pas à la prière des musulmans vers midi. Il y a même une mosquée dans le bateau, rien à voir avec la barque que nous avons pris pour Kalabahi. Des jeunes constamment nous disent “hello, mister” dans le bateau mais leur niveau d'anglais est bien trop pauvre pour discuter avec eux.

Nous arrivons vers 18H00, soit 2 heures de retard. Là aussi il y a foule et tout le monde accoure, se bouscule pour monter à nouveau dans le bateau. L'organisation est vraiment nulle. A la sortie, bien sûr des rabatteurs nous proposent leur bemo (mini-bus). Le problème, c'est là aussi, comme il n'y a pas d'organisation, aucun bemo n'est plein et tout le monde attend inutilement. J'ai négocié le prix à 15 000 pour 2. Je leur demande quand nous partons. "Maintenant", nous disent-ils, mais après un quart d'heure à avoir juste fait le tour du parking, nous descendons et j'en prends un plein qui part cette fois-ci. 20 000 pour 2 pour 10 kms, c'est cher je trouve, mais c'est le prix indiqué dans notre guide.

Le premier hôtel est plein, l'hôtel komodo a des chambres, toujours sans douche, mais juste un bac et un sceau pour s'asperger d'eau. C'est le type de sale-de-bains (mandi en indonésien) que nous avons depuis Maumere. Il a bien fallu s'y habituer bien que nous étions hésitants au début.

Une surprise à l'Internet, le paiment du vol interne en Australie avec la carte visa de Lise n'a pas marché. Les prix ont déjà augmenté à 389 AUD pour le 2 septembre. Nous payons 329 AUS pour le 3 septembre avec la carte Visa Premier. Le paiment passé cette fois-ci (la Premier est bien meilleur que la Visa normale, nous avions déjà eu le coup à Sengiggi).

Nous avons pu profiter des magnifiques paysages de l'archipel de Solor et Alor. Nous aurions même voulu rester un jour de plus à Alors, mais les dates des bateaux ne nous arrangeaient pas. Par contre, nous avons été très déçus du comportement des gens : même si certains sont très sympathiques, d'autres sont épouventables. Ils vous rigolent au nez pour probablement votre long nez de blanc. Ce sont surtout les jeunes, ados, et les femmes entre elles. Rien à voir avec l'étonnement et la sympathie des Chinois. Certains vous touchent, prennent le bout de votre sac à dos pour vous conduire comme un petit chien là où ils veulent, d'autres se servent alègrement de vos affaires(lunettes, bananes) sans rien demander. Pour eux, c'est normal. Certains s'installent sur votre serviette sitôt que vous en êtes levés. D'une manière générale, les Indonésiens, et surtout cette région, se foutent de tout : de leurs déchets qui trainent sur les plages, au bord de la route, de leur confort dans les bus (ils sont à trois sur une banquette alors que d'autres sont libres derrière), du respect, sans se dire "bonjour" et "merci" quand vous leur montrez qu'ils ont fait tombé leur briquet, et du respect des autres. Ils ne connaissent pas. Venez en Indonésie pour la nature, les îles, les plages et les volcans, pas pour les gens…

Cet après-midi, nous partons pour Soe au coeur du Timor occidental. Retour prévu sur Kupang le 10 août avant 19H00 (pour le checkin (carte d'embarquement) un jour avant pour notre vol de retour de Bali, le 11 à midi).

A bientôt.

Lise et Nicolas.


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