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Carnet de voyage : Vietnam

Notre Paris-Dakar vietnamien - 05/04/2004

Ca y est! Nous sommes partis! Samedi matin, nous avons enfourché notre moto pour une boucle au nord-ouest du Vietnam. Nous sommes actuellement à Tuan Giao, à 80 Km de Dien Bien Phu. Vous savez, l'endroit où nous avons pris notre raclée contre les Vietnamiens, il y a tout juste 50 ans. Ici, c'est l'anniversaire de la victoire! Des banderoles dans les rues annoncent les festivités dans 1 mois (et impossible de louper les pubs à la télé).

Samedi 3 avril, lever à 7H30, petit-déjeuner à 8H00. La moto nous attendait à 8H30. C'est une vielle moto dont on ne compte plus les kilomètres. Bien sûr, il n'y a plus de compteur pour le dire. Je l'avais testé hier. 125cm Minsk Russian, type trail 2 temps (il faut mettre de l'huile avec l'essence). Extrêment populaire ici. Ceux qui n'ont pas de mobylettes ou de scooters ont ce type de 2 roues. Tout le monde sait comment la réparer au cas où il y aurait une casse.

Notre loueur arrive du marché avec des casques flambant neufs. Malheureusement, ce ne sont pas des casques intégrales comme je lui avait demandé (et qu'il nous avait promis). Tant pis, nous récupérons les sacoches à mettre sur le côté de la moto, nous les remplissons avec nos affaires. Un plein d'essence et un plein d'argent (pas de banques pendant notre tour ou alors à des taux très peu compétitifs), et nous partons vers 10H15 pour Mai Chau.

Dong Ha est seulement à 13km de Hanoï, mais nous mettons une heure pour l'atteindre, tellement la circulation est dense. Ensuite, ça roule mieux, avec des pointes à 60km/h. Nous atteignons Hoi Bihn joliment situé près d'un lac de barrage : nous sommes à ce moment loin de soupçonner que nous allons y passer plus de temps que prévu.

Après avoir passé un col, nous mangeons un Cam Pho (une soupe) bien mérité, car la route commence à être difficile (travaux). Lise se rend alors compte qu'elle a perdu notre guide (Lonely Planet du Vietnam). Demi-tour sur 10kms. Peine perdue. Impossible de le retrouver. Nous ferons le reste de notre séjour au Vietnam sans aucun guide : encore un peu plus d'aventures!
Nous continuons notre route. Jolis paysages de montagne avec des champs de riz au premier plan et des paysans y travaillant. 15H00 : je contrôle l'essence. Il reste à peine 2L. La moto est loin des 250-300kms d'autonomie que l'on nous avait promis. Heureusement, l'essence n'est pas chère. 1/3 Euro par litre. Et les stations essence nombreuses sur le chemin.
Après un montée rendue assez difficile à cause de la boue, je reprends 5L. Finalement, ce sera 7L : après plus d'une demi-heure de discussion avec le pompiste, nous comprenons que la route pour Mai Chau (notre destination de la journée, qui n'était plus qu'à 20kms) est fermée un peu plus loin (heureusement qu'à Hanoï, on nous avait dit qu'il n'y avait pas de problème sur la route!!!!)

Demi-tour : nous sommes obligés de rebrousser chemin sur 40kms jusqu'à Hoi Binh, soit 60kms apèes Hanoï, notre point de départ. Il est déjà 17H00, on cherche un hôtel. Le premier veut nous taxer 20 dollars, nous allons un peu plus loin et nous trouvons à 10 dollars.
Le réceptionniste bredouille à peine anglais, c'est la galère pour se faire comprendre. On demande comment se rendre à Mai chau. On nous invente plein de chemins possibles sans vraiment d'explications claires. En fait, personne n'a vraiment l'air de savoir. Finalement, après 30 minutes de discussion, on nous annonce qu'un bateau assure la liaison avec Mai chau!! Un gars de l'hôtel se propose de nous montrer l'embarcadère. C'est parti : petite route en terre (encore une) qui ne paye pas de mine, avec passage d'un petit col avant d' accéder au bord du lac. De loin, ça a l'air d'aller.

Le soir, nous mangeons à nouveau un Cam pho, soupe avec noodles et bouts de viande dedans. Le proprio nous invite en plus à boire du thé et à fumer je-ne-sais-trop-quoi dans une sorte de bambou-calumet. J'essaie : ça monte vite à la tête! Ce qui est sûr, c'est que l'herbe qu'il met au bout de son morceau de bambou n'est pas sans effet ..;-))
Bilan de la journée : 180 kms en 7 heures.

Le lendemain, nous sommes réveillés d'abord à 6H00 par des cris dans l'hôtel, puis à 6H30 par un compresseur installé juste à côté de notre chambre. Les ouvriers étaient déjà au travail pour la rénovation de l'hôtel. Nous partons pour prendre le bateau de 8H00, mais le départ effectif ne sera qu'à 9H00. Un grand coup de stress à l'embarquement. D'abord, une descente bien raide dans la boue. Notre ferry est en fait un bateau de pêche aménagé. Du coup, il faut porter la moto par-dessus la rambarde: les motos passent sur une planche de bois de 50 cms de largeur avant d'être soulevées au- dessus de la rambarde du bateau. Ensuite, nous passons 2 heures sur le bateau pour une agréable croisière sur le lac entouré de montagnes.
A l'arrivée, même combat : une montée à 30% pleine de boue pour sortir la moto de l'embarcadère, qui était bien 10-20 mètres plus bas que la normale, du à la faible hauteur du lac (fin de la saison sèche).

La route que nous prenons ensuite va être très douloureuse, à la fois pour nous et pour la moto qui est très chargée : à deux sur la moto plus les sacs. Les travaux ne sont pas finis. Ils commncent à peine. La route n'est plus qu'un champ de boue. Lise est obligée de descendre plusieurs fois pour que je m'extirpe de la boue. Je suis même obligé de me lever de la moto pour faciliter le démarrage. La roue arrière patine dans tous les sens. Après à peine 2kms, nous croisons un camion complètement enlisé dans la boue. Le chauffeur nous annonce encore 40kms avec une "route" dans cet état. En effet, pendant nos 120 prochains kms, nous croisons des grues, camions, pelleteuses qui labourent complètement la route que nous prenons.
Les fesses deviennent très douloureuses. Elles apprécient tout changement de revêtement : entre les nids de poule, la piste et la route goudronnée, nous pouvons faire le différence les yeux fermés. A chaque amélioration, nous espérons que c'est la fin des travaux, mais non. Travaux importants jusqu'à Moc Chau. Ensuite, ça va un peu mieux, mais les fesses nous disent que ça saute toujours autant...

60 kms en 3 heures. Il est déjà 15H00. Plus que 120 kms pour arriver à Sonla. Innocemment, nous pensons que la route sera bonne. Que nenni... encore des travaux. Au bout de 55kms, nous jetons l'éponge à 17h30 (nuit à 18H30) et nous nous arrêtons à l'hôtel pour un nettoyage complet : nous, la moto, les chaussures et les sacoches. Le dernier effort aura étéé de faire comprendre que l'on voulait connaître le prix de la chambre.
Bilan de la journée : 120 kms en 6 heures.

Aujourd'hui, lever à 7H00 (pour changer des reveils matinaux).
Après un bon petit-déjeuner, départ à 8H00 avec déjà un leger mal de fesse en s'asseyant sur la moto. Ca commence bien.

Heureusement, la chance nous sourit aujourd'hui : sans parler de grand beau temps, il ne pleut pas et on voit régulièrement le soleil. ET SURTOUT, il n'y a plus de travaux (ou si peu). Nous apprécions le macadam pendant les 120kms de la journée.

En comparant les moyens mis pour la construction de la route au mode de vie des habitants, le fossé est gigantesque :
- des camions, des pelleteuses,... à la pelle en train de casser les collines pour pouvoir faire passer une grande route.
- A côté, des minorités toujours habillées en costume traditionnelle. Le travail des champs se fait toujours à la charue tirée par le buffle. Les champs sont à flanc de colline avec des pentes non négligeables. Les habitations sont en terre ou en paille pour la plupart. Ce mode de vie risque de disparaître dès l'arrivée de la circulation par cette nouvelle route : peut-être pour leur bien à eux, on l'espère.

L'accueil risque d'être moins pittoresque : notre statut de Blanc nous permet d'être une véritable curiosité. Quasiment tout le monde nous salue, surtout les enfants. Et on ne parle pas de notre plus grande attraction : l'appareil photo numerique. Soit les personnes nous font de grands signes pour se faire photographier, soit il est facile de photographier. Dès que l'on montre la photo, ce sont des fou rires et encore plus de photos à faire pour contenter tout le monde. Nous avons même été invités à rentrer dans une maison.

Hélas, notre vietnamien est plus que limité. Nous avons bien acheté un livre de conversation (INDISPENSABLE ici, car la région est fort peu touristique tant que la route n'est pas achevée), mais soit notre accent est nul, soit la personne ne sait pas lire, soit on ne comprend pas la réponse... Un guide vietnamien aurait pu être un plus, c'est sûr. Mais cela enlève un peu au charme de l'aventure.

La route est vraiment jolie, plus particulièrement après Son La (une grande ville de 60 000 habitants) où l'on commence à grimper dans les montagnes et où les vues deviennent plus intéressantes. Et on a le temps d'apprécier la vue, car notre moto a un peu de mal dans les montées à 10%. Une 250cm3 aurait été la bienvenue. Une 125cm3, c'est trop juste pour deux sur la moto avec les sacoches. Surtout que la route est vraiment bonne et qu'il n'y a quasiment pas de circulation.

16H00 : arrivée à Tuan Giao. Il reste 80kms pour atteindre Dien Bien Phu (2 heures de route nous dit-on). Mais nous restons là pour aujourd'hui. La fatigue des routes difficiles se fait sentir. Nous prenons le seul hôtel de la ville (à 120 000 Dongs, soit 8 dollars, ce qui est assez cher, mais les standards touristiques sont là).

Allez! Demain, nous atteignons Dien Bien Phu.

A bientôt.

Lise et Nicolas.

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Last modified : December 16, 2005 18:37


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